Jean-François WATIER

A Saint-Quentin, dès qu’on évoque la bande dessinée, on pense aussitôt à Serge Dutfoy. Et s’il était l’arbre qui cache une forêt de talents ? Car en matière de crayon de bois, d’autres artistes ont la plume particulièrement aiguisée. C’est par exemple le cas de Jean-François Watier, alias Adaq. A son actif, 24 ans d’enseignement des arts plastiques au lycée Colard-Noël mais surtout une collaboration active au légendaire « Journal de Tintin ».
Retour dans les années 70… « J’avais 26 ans à cette époque. Après quatre années d’étude à l’école des beaux-arts de Valenciennes, puis un an aux beaux-arts de Paris, j’ai commencé à piger pour des magazines sous le pseudonyme d’Adaq. » En 1978, la chance lui sourit lorsque le « Journal de Tintin » accepte de publier les aventures du personnage qu’il a créé : « Je l’avais baptisé Parasite, un cancre qui passait son temps à tourner ses profs en bourrique. »
Deux ans durant, Parasite enchante Tintin jusqu’au jour où Adaq décide de tourner la page. Retour dans la peau de Jean-François Watier qui embrasse alors la carrière de professeur. Mais l’intéressé n’a jamais laissé tomber la plume. « Dès que j’ai un moment, je dessine ! Ma préférence ? Le dessin de presse. Une seule planche suffit à tout dire. C’est rapide et efficace. » Adepte de la ligne claire, Jean-François avoue aussi un penchant pour les auteurs qui ne manquent pas d’audace, à l’image de  Sempé, Siné ou Wolinski.
Plutôt discret, Jean-François Watier exposera-t-il bientôt ses œuvres, par exemple à la galerie 115 ? Espérons sincèrement qu’il en aura l’audace.

source: http://sqmag.fr/le-dessin-dans-la-peau/